Le Stade gagne, et Bunyan n'est pas là ! Stade Français bat C.A.S.G., 2 buts à 1. Partie très égale. Les « Généraux » pratiquèrent d'une façon assez décousue, où les grands coups de pied en avant furent en honneur. Les stadistes, qui étaient privés des services de Bunyan, éprouvèrent des difficultés à s'accoutumer à cette tactique, qui brouilla complètement leur jeu. Cependant, leurs avants et leurs demis furent supérieurs à ceux du C.A.S.G. Les défenses commirent les mêmes fautes, tout au moins en ce qui concerne les arrières. Dhur resta calme et fournit de bons arrêts ; Jou se laissa gagner par le flottement de ses arrières. Première mi-temps heurtée et confuse ! Les Généraux eurent au début l'avantage, puis, progressivement, les stadistes devinrent dangereux. Un quart d'heure avant la fin, une passe de Muller, donnant la balle à son inter-droit, fut l'occasion, pour ce dernier, de réaliser le premier but de la partie. Les Généraux dominèrent ensuite légèrement jusqu'à la fin de la mi-temps, mais ne parvinrent pas à égaliser. Après le repos, le jeu reprit, très cafouillé. La balle, cantonnée entre les lignes arrières des deux équipes, qui se la renvoyèrent mutuellement. Un loupé de Roche permit à Arndt d'égaliser. Pendant un bon moment, la défense du Stade devint flottante, et les avants des Généraux se montrèrent dangereux, Dhur parant habilement à toutes leurs attaques. Les stadistes reprirent à leur tour la direction des opérations. Un coup franc, accordé au Stade Français à 20 mètres des buts, fut botté par Muller. La balle, passant entre les jambes de Jou, et donnant la victoire aux stadistes. Jusqu'à la fin, léger avantage aux champions de Paris, sans changement pour la marque.
Stade Français bat C.A.S. Généraux : 2-1 Devant 3.000 personnes environ, le Stade Français a battu hier le C.A.S. Généraux par 2 buts à 1. Ce fut une bien piètre partie durant laquelle les deux équipes ne produisirent pas pendant un quart d'heure le jeu qu'on était en droit d'attendre d'elles, classées parmi les tout premières à Paris. L'absence de Bunyan et Wild au Stade, de Barville, Liénert et Clugnet au C.A.S.G. en est sans doute une raison ; l'âpreté de la lutte a fait le reste avec la violence du vent. Dès le coup d'envoi, les deux équipes procédèrent par longs coups de pied à suivre et dégagements imprécis. Bientôt une attaque perçante du C.A.S.G. se déclencha et Arndt fonça vers le but, mais Roche surgit et permit à Dhur de dégager. La partie se poursuivit d'un intérêt très moyen. Peu à peu cependant le Stade s'organisa et prit un léger avantage. A la 33e minute alors que le jeu était au milieu du terrain, l'arbitre accorda un coup franc au Stade. Muller le donna et servit Pavillard qui marqua sans que la défense adverse ait pu tenter de sauver son but. Peu après un shot à ras de terre de Pinel fut bloqué de justesse par Jou. Avant le repos le C.A.S.G. attaque à son tour, et sur coup franc Emmanualidès manqua le but de peu ; plusieurs corners furent ensuite concédés aux « banquiers » qui ne purent réaliser. A la reprise le jeu fut tout d'abord intéressant, mais rapidement la fatigue se fit sentir et les sorties en touche succédèrent aux coups francs. Le C.A.S.G., plus athlétique, parvint alors à prendre l'avantage et à plusieurs reprises Dhur fut à l'ouvrage. A la 16e minute Arndt qui s'était démarqué shoota en biais ; Dhur en essayant de parer expédia le ballon dans ses filets. Les deux équipes étaient alors à égalité ; le C.A.S.G. continua à attaquer et à deux reprises manqua le but de peu. Puis le Stade se reprit ; sur hands de Marquet un coup franc lui fut accordé ; Muller marqua directement d'un shot à ras de terre que Jou, gêné par ses arrières, ne vit pas arriver. Le Stade continua à dominer et Jou arrêta de justesse un shot de Pinel. La fin de la partie vit les « banquiers » tenter vainement d'ultimes efforts. L'attaque du Stade où Bunyan était remplacé au centre par Gautron fut moins brillante qu'à l'ordinaire. Les deux intérieurs Pavillard et Pinel furent les meilleurs. Dauphin émergea de la ligne de demis et la défense quoique un peu irrégulière fut excellente. Au C.A.S.G., toute l'équipe fut courageuse, mais commit de grosses maladresses. Auger, Emmanualidès en attaque, Barré, Marion et Jou en défense furent les meilleurs. — A. Baker d'Isy.